Mercredi 3 juin 2009
Il y a une première fois à tout, la dernière tarte aux fraises que nous avons voulu confectionner a donné un résultat décevant, les dernières récoltes de fraises ont été suffisament importantes pour tenter de faire une confiture. Ainsi armé d'un livre consacré au sujet, nous nous y sommes essayé et le résultat semble plutôt satisfaisant, il reste à voir sa tenue dans le temps... si on le lui laisse

Bon je vous donne la recette :
Tout d'abord il faut cueillir 1kg de fraises, les nettoyer et les sécher. 


Puis faites les cuire à feu moyen avec 12cl d'eau, et si on veut se la jouer puriste, dans une bassine en cuivre; en ce qui me concerne, vu la quantité j'ai opté pour une cocotte minute, mais une casserole aurait suffi. Laisser cuire à ébullition pendant 30min, et remuez régulièrement pour éviter que les fraises ne caramélisent au fond de la bassine.

















A ce terme, ajoutez 1kg de sucre et remuez puis laissez de nouveau cuire pendant 30 minutes en continuant de remuer, et en écumant.
Pour tester la cuisson prenez la pointe d'un couteau et vérifiez si la confiture fige au bout.
Une fois la consistance voulue, mettez en pot à l'aide d'une louche (en cuivre ), et attendez  un peu avant de refermer le pot, la confiture étant chaude, si vous refermez trop tôt, de la vapeur se forme et elle devient plus tard moisissure.





Bonne confiture !!!




NB : bon courage pour le récurage des ustensiles
Par virgo - Publié dans : sweet home
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 30 mai 2009
Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler de mon petit chez moi. Les travaux intérieurs sont bien avancés, nous pouvons donc nous consacrer davantage à l'extérieur, et en particulier au potager. Les fraisiers ont été mis en terre l'an dernier, mais ont donné une récolte tardive, qui pour tout dire a été pas mal mise à mal par le coq du voisin. Cette année, elle est beaucoup plus précoce, et l'engrais semé sur les plants avec le beau temps ensoleillé doit y être pour beaucoup pour la productivité. Autant dire que nos envies de fraises sont largement satisfaites, pour tout dire elles tombent à point nommé ^^ surtout que les prix ne sont guère légers.




Voilà la récolte du matin, elle accompagne le dessert du midi, et du soir, simplement saupoudrées de sucre, et de crème légère.
Elles sont très bonnes, mais comment pourrait-on en douter ? ;)  à présent nous pensons à l'occasion d'une prochaine récolte en faire une tarte, voire de la confiture, les fraises sont de plus en plus nombreuses à rougir. La récolte de demain devrait être tout autant satisfaisante.
Par virgo - Publié dans : sweet home
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 17 avril 2009

Il y a les crus célèbres de la côte d'Or, Beaune, côtes de Nuit, Meursault et autres Pommard, ceux du mâconnais, de la côte chalonnaise, les moins connus comme les vins de la côte d'Auxerre, et il y en aussi qui se découvrent au détour d'une visite dans un village, le vin de Vezelay fait partie de ces quelques vins que l'on ne trouve que par hasard,
Le domaine Henry de Vezelay se trouve à quelques km du village connu pour sa basilique Ste Madeleine.
L'accueil est sympathique, il s'y produit majoritairement du Chardonnay, à la base de tous les blancs réputés de Bourgogne. L'originalité, c'est l'utilisation d'un cépage qui était très présent avant que le philoxera ne touche le vignoble Bourguignon à la fin du 19è siècle. Aujourd'hui le melon n'est plus cultivé que sur Vezelay depuis une trentaine d'année sous l'impulsion d'un conseiller régional d'alors, et offre un vin simple, à l'attaque minérale et au goût fruité et franc, qui se contentera de plats simples, bien que ce vin soit unique et que l'association à un plat ne me paraisse pas simple en première approche, au final je le vois bien accompagner un filet de sole par exemple.
Dernier avertissement : c'est un vin modeste qui doit être bu très vite, mais qui ne manquera pas de surprendre, une bonne idée pour un cadeau

Par virgo - Publié dans : dégustation vin
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 17 avril 2009

La Bourgogne est connue comme terre d'élevage, et la race vedette est le boeuf charolais, première race à viande mondialement connue pour son goût. On peut faire plus ample connaissance avec cette race - et les autres sur le territoire français car les bourguignons restent ouverts à l'extérieur - dans le musée qui lui est dédié, à Charolles, situé dans le sud de la Saône-et-loire. Cette visite est l'occasion de conjuguer le plaisir gustatif avec celui d'apprendre pour encore mieux apprécier la qualité de la viande et ce qu'elle nous apporte.
Tout ce qui concerne le charolais, étape après étape est abordé à l'institut, du pré jusqu'à nos assiettes, en passant par le quotidien de la vache et de l'éleveur, partagé entre son cheptel et les céréales qu'il cultive pour le nourrir, les divers travaux du domaine, sa vie quotidienne évoquée avec le sourire.  Le boucher et son travail plus complexe qu'il n'y parait est également abordé, ainsi que l'étude des morceaux de boeuf, le mode de cuisson et le plat qui lui convient le mieux... celà permet de réactualiser ses connaissances, car si un livre de recettes dit quelle viande choisir pour un plat, elle n'en explique quasiment jamais le pourquoi.
Cette série d'informations ne manquent pas parfois de surprendre, notamment en matière de santé et de diététique, ainsi le boeuf et sa matière grasse n'est pas à proscrire en cas de régime, au contraire, on apprend aussi qu'une ration de boeuf contient six fois plus de fer que l'équivalent d'épinards, dont il faudrait 3 assiettes bien garnies pour fournir la même quantité de fer, ça laisse à réfléchir
L'institut propose un dvd de recettes assez classiques de plats à base de boeuf : bavette à l'échalotte, boeuf en estouffade, pot au feu.... C'est un plus appréciable d'avoir l'image et les explications d'un chef très pédagogue, pour autant elles ne sont pas toujours aisées à comprendre en première approche, mais peut être profitable pour un cuisinier novice, nous... on maitrise  :D  inutile de nous rappeller qu'une grillade de boeuf ne se pique surtout pas quand on la retourne
Un film en 3D introduit les pâturages, puis le marché de St Christophe en Brionnais situé à proximité de Charolles où le commerce des boeufs se règle en quelques heures, à prix parfois disputé.
Enfin l'étage du musée est actuellement occupé par une exposition d'outils agricoles ou viticoles, anciens pour la plupart, et en remontant d'un étage on a une vue sur la région charolaise.










Une fois rassasiés de connaissances à vous rendre incollables sur le sujet, vous pouvez conclure sur une dégustation de viande de boeuf et de saucisson, servis avec un verre de Beaujolais par une hotesse sympathique, mais comme il est fort probable que celà ne suffira pas il vous reste à vous attabler au restaurant situé à côté de l'institut... à condition qu'il n'affiche pas déja complet, malheur à nous ce jour là  :(   vous pourrez toujours vous consoler en rapportant quelques produits du terroir, le saucisson de boeuf par exemple le mérite, et si vous aimez le bon saucisson, je n'ai pas besoin de vous rappeller qu'il faut le choisir bien sec, donc bien dur ;)



La suite du périple peut se faire soit dans Charolles intra-muros, le Prieuré abrite une collection de faïences, spécialité de la ville, mais il n'ouvre pas avant le 1er juin, ainsi en ce moment, vous pourrez juste vous satisfaire de son architecture.
Autre possibilité, Paray-le-Monial situé à quelques km, célèbre ville de pélerinage, qui ne peut qu'inciter au recueillement, si vous êtes amateurs ... notre passage laisse une opinion partagée. Je laisserai quelques mots dans un prochain billet.

Par virgo - Publié dans : à visiter
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 29 mars 2009

Après un deuxième essai et avoir trouvé l'inspiration dans quelques livres et recettes trouvées sur internet, nous avons préparé un coq au vin qui nous donne enfin satisfaction. Dans la préparation de cette recette typiquement bourguignonne, les constantes sont :

  • une marinade pour attendrir la chair ferme du mâle de la basse-cour, celà pendant une nuit.
  • les morceaux sont d'abord dorés dans une cocotte, éventuellement flambés avant d'être cuits dans le vin de la marinade
  • le plat est meilleur quand il a reposé et qu'il est réchauffé

 

Il est important de comprendre qu'un tel plat se prépare 36h à l'avance



Ingrédients

  • Un coq (on l'aurait pas trouvé celle là) de 3 à 5kg (le notre faisait 4k800 et il en restait pour une table de neuf personnes à l'appétit correct pour la plupart), coupé en morceaux par le boucher. Certaines recettes conseillent de garder le sang et le foie pour lier la sauce, nous avons fait sans.
  • Du vin suffisament corsé pour la chair ferme du coq. Dans l'idéal, c'est un gevrey-chambertin qui doit l'apprêter, dans la pratique, étant donné le coût élevé de ce vin d'exception, j'ai recours à un irancy, produit dans le petit village du même nom aux environs d'Auxerre, tout en puissance, à un prix nettement plus abordable, deux bouteilles n'étant pas de trop.
  • Des lardons, 400g pour l'occasion
  • 400g de champignons de Paris
  • 5 grosses carottes
  • Des petits oignons grelots
  • 3 gros oignons ou des échalottes
  • Des grains d'ail en quantité variable selon la puissance que vous voulez donner. J'en ai fendu six, que vous pouvez aussi piler dans un mortier
  • Des grains de poivre entiers
  • Un bouillon cube
  • Une boîte de concentré de tomates


    1ère étape : la marinade
    Dans un grand saladier, mélangez aux morceaux du coq, 3 carottes coupées en rondelles, les oignons émincés, les grains d'ail, un bouquet garni fait de thym et de feuilles de laurier, quelques grains de poivre et recouvrez l'ensemble avec du vin. Recouvrez d'un torchon et laissez reposer pour une nuit

    2ème étape : préparer les morceaux
    Egouttez les morceaux de coq avec une écumoire, et récupérez les légumes de la marinade avec un égouttoir au-dessus d'un saladier dans lequel vous récupérez le vin.
    A feu moyen, faites fondre 25g de beurre à de l'huile de colza, et faites dorer les morceaux du coq sous toutes les faces.
    En même temps, faites revenir les lardons dans une sauteuse, inutile d'utiliser de matières grasses, les lardons en fondant en libèrent suffisament, au point qu'il ne faut pas hésiter à dégraisser en cours de cuisson.
    Quand tous les morceaux du coq sont dorés vous pouvez éventuellement les flamber avec l'eau de vie de votre choix, le marc de bourgogne me semble s'imposer, mais dans certaines régions il est plus économique d'utiliser de la goutte de prune, d'autres utilisent du cognac, de l'armagnac ou du calvados... chacun ses goûts

    3ème étape : le plat va mijoter
    Dans un grand fait-tout versez de l'huile, versez les légumes de la marinade, émincez deux carottes supplémentaires et saupoudrez les de deux cuillères à soupe de farine, remuez bien puis versez les morceaux de coq, mélangez l'ensemble et versez le vin de la marinade. Compléter le niveau avec un bouillon de cube jusqu'à ce que les morceaux soient recouverts, ce bouillon permet en outre de ne pas avoir à saler la viande. Versez le concentré de tomates. Couvrez et laisser mijoter à petits bouillons pendant une heure et demi.
    Il reste à verser les oignons grelots et les champignons, et à laisser mijoter encore une heure, voire plus si la cuisson est insuffisante. Pour le voir, on peut se servir d'un cure-dent que l'on enfonce dans la chair pour tester la cuisson.
    Une fois que c'est fait, laissez réduire le bouillon 30 minutes, puis laissez reposer quelques heures et filtrez le jus au chinois.


    Vous pouvez servir le lendemain, nous avons choisi en accompagnement un gratin dauphinois, des pommes de terre cuites à l'eau semblent plus traditionnelles.
    Pour ce qui est du vin, n'hésitez pas à servir un gevrey-chambertin, le coq au vin reste un plat d'exception qui mérite un vin d'exception, et contrairement aux autres volailles que nous avons l'habitude de manger, sèches parfois, ce défaut ne se retrouve pas chez le coq qui a mijoté de cette manière, il fond littéralement sous le palais.
    Bon appétit et tous mes bons voeux pour ceux et celles qui seront prêt à investir du temps à cette succulente recette, ils peuvent être sûrs de ravir leur palais et ceux de leurs convives, car un tel plat ne se fait autrement qu'en famille ou en grande tablée.
Par virgo - Publié dans : spécialité bourguignonne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Profil

  • : virgo
  • vie-en-bourgogne
  • : Association
  • : 28/08/1974
  • : france bourgogne morvan autun arnay-le-duc
  • : cuisine bourgogne gastronomie tourisme vin
  • : bourguignon d'adoption, à la vie très prise entre mon ange, ma maison que je restaure, mon travail et mes passions, j'aime l'échange et les petits plaisirs de la vie
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus