spécialité bourguignonne

Dimanche 29 mars 2009 7 29 03 2009 22:09

Après un deuxième essai et avoir trouvé l'inspiration dans quelques livres et recettes trouvées sur internet, nous avons préparé un coq au vin qui nous donne enfin satisfaction. Dans la préparation de cette recette typiquement bourguignonne, les constantes sont :

  • une marinade pour attendrir la chair ferme du mâle de la basse-cour, celà pendant une nuit.
  • les morceaux sont d'abord dorés dans une cocotte, éventuellement flambés avant d'être cuits dans le vin de la marinade
  • le plat est meilleur quand il a reposé et qu'il est réchauffé

 

Il est important de comprendre qu'un tel plat se prépare 36h à l'avance



Ingrédients

  • Un coq (on l'aurait pas trouvé celle là) de 3 à 5kg (le notre faisait 4k800 et il en restait pour une table de neuf personnes à l'appétit correct pour la plupart), coupé en morceaux par le boucher. Certaines recettes conseillent de garder le sang et le foie pour lier la sauce, nous avons fait sans.
  • Du vin suffisament corsé pour la chair ferme du coq. Dans l'idéal, c'est un gevrey-chambertin qui doit l'apprêter, dans la pratique, étant donné le coût élevé de ce vin d'exception, j'ai recours à un irancy, produit dans le petit village du même nom aux environs d'Auxerre, tout en puissance, à un prix nettement plus abordable, deux bouteilles n'étant pas de trop.
  • Des lardons, 400g pour l'occasion
  • 400g de champignons de Paris
  • 5 grosses carottes
  • Des petits oignons grelots
  • 3 gros oignons ou des échalottes
  • Des grains d'ail en quantité variable selon la puissance que vous voulez donner. J'en ai fendu six, que vous pouvez aussi piler dans un mortier
  • Des grains de poivre entiers
  • Un bouillon cube
  • Une boîte de concentré de tomates


    1ère étape : la marinade
    Dans un grand saladier, mélangez aux morceaux du coq, 3 carottes coupées en rondelles, les oignons émincés, les grains d'ail, un bouquet garni fait de thym et de feuilles de laurier, quelques grains de poivre et recouvrez l'ensemble avec du vin. Recouvrez d'un torchon et laissez reposer pour une nuit

    2ème étape : préparer les morceaux
    Egouttez les morceaux de coq avec une écumoire, et récupérez les légumes de la marinade avec un égouttoir au-dessus d'un saladier dans lequel vous récupérez le vin.
    A feu moyen, faites fondre 25g de beurre à de l'huile de colza, et faites dorer les morceaux du coq sous toutes les faces.
    En même temps, faites revenir les lardons dans une sauteuse, inutile d'utiliser de matières grasses, les lardons en fondant en libèrent suffisament, au point qu'il ne faut pas hésiter à dégraisser en cours de cuisson.
    Quand tous les morceaux du coq sont dorés vous pouvez éventuellement les flamber avec l'eau de vie de votre choix, le marc de bourgogne me semble s'imposer, mais dans certaines régions il est plus économique d'utiliser de la goutte de prune, d'autres utilisent du cognac, de l'armagnac ou du calvados... chacun ses goûts

    3ème étape : le plat va mijoter
    Dans un grand fait-tout versez de l'huile, versez les légumes de la marinade, émincez deux carottes supplémentaires et saupoudrez les de deux cuillères à soupe de farine, remuez bien puis versez les morceaux de coq, mélangez l'ensemble et versez le vin de la marinade. Compléter le niveau avec un bouillon de cube jusqu'à ce que les morceaux soient recouverts, ce bouillon permet en outre de ne pas avoir à saler la viande. Versez le concentré de tomates. Couvrez et laisser mijoter à petits bouillons pendant une heure et demi.
    Il reste à verser les oignons grelots et les champignons, et à laisser mijoter encore une heure, voire plus si la cuisson est insuffisante. Pour le voir, on peut se servir d'un cure-dent que l'on enfonce dans la chair pour tester la cuisson.
    Une fois que c'est fait, laissez réduire le bouillon 30 minutes, puis laissez reposer quelques heures et filtrez le jus au chinois.


    Vous pouvez servir le lendemain, nous avons choisi en accompagnement un gratin dauphinois, des pommes de terre cuites à l'eau semblent plus traditionnelles.
    Pour ce qui est du vin, n'hésitez pas à servir un gevrey-chambertin, le coq au vin reste un plat d'exception qui mérite un vin d'exception, et contrairement aux autres volailles que nous avons l'habitude de manger, sèches parfois, ce défaut ne se retrouve pas chez le coq qui a mijoté de cette manière, il fond littéralement sous le palais.
    Bon appétit et tous mes bons voeux pour ceux et celles qui seront prêt à investir du temps à cette succulente recette, ils peuvent être sûrs de ravir leur palais et ceux de leurs convives, car un tel plat ne se fait autrement qu'en famille ou en grande tablée.
Par virgo
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 03 2009 09:51
Alors catégorie apéro et entrée chaude, chez nous on a les petits choux bourguignons appelés gougères, mais avec l'accent bourguignon ça donne gougéére Tire la langue
C'est très facile à réaliser, et ça accompagne agréablement un apéro en famille ou une séance de dégustation de vins de Bourgogne ^^
Donc pour les faire, mettez à faire bouillir dans une casserole 25cl d'eau pour 100g de beurre, puis ôtez la casserole du feu, et versez d'un coup 200g de farine que vous mélangez jusqu'à obtenir une boule compacte, puis cassez un oeuf entier, remettez la casserole sur le feu et mélangez, ôtez la casserole du feu, cassez un 2è oeuf et recommencez l'opération, il faut casser cinq oeufs en tout.
Avec la pâte obtenue, réalisez des petites boules avec une cuillère à soupe, que vous disposez sur une plaque au four, dorez chaque boule avec un jaune d'oeuf, puis préchauffez le four thermostat 6 et enfournez pour 30 minutes.
A déguster tiède et ça descend bien Clin d'oeil
Sinon en boisson, on peut se contenter des classiques, mais nous avons l'incontournable kir servi dans tous les restaurants, à la base, c'est de la crème de cassis avec du vin blanc alligoté contrairement à l'usage qui veut que l'on se serve de champagne (de la région voisine), ou du crémant (de chez nous), auquel cas on l'appelle kir royal. La crème de cassis pouvant être remplacée par d'autres crèmes, celle de pêche de vigne va particulièrement bien, mais ce n'est pas la seule produite par chez nous. Nous partageons aussi avec les champennois le ratafia.
Quant aux producteurs, il y a bien entendu la célèbre Heritier-Guyot que l'on trouve dans toutes les grandes surfaces, ainsi que Boudier et Lagoutte bien connus des dijonnais, d'autres producteurs existent, les caves de Bailly situés près d'Auxerre font des crèmes, le cassis, la pêche de vigne, ainsi que la mûre, la cerise... un prochain billet parlera de ces caves qui méritent une visite. 
NB : ma tante (savoyarde) a beaucoup apprécié mes petites gougères, et m'a donné un conseil que je compte bien appliquer tantôt, de les fourrer, avec un mélange crème fraiche/roquefort par exemple Sourire ça me fait bien saliver
 
Par virgo
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  • : bourguignon d'adoption, à la vie très prise entre mon ange, ma maison que je restaure, mon travail et mes passions, j'aime l'échange et les petits plaisirs de la vie
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